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(P) L’Aube Rue Saint-Vincent (André Salmon) :

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[Tableau : Portrait d'André Salmon par Leopold Gottlieb]

Le jour doré s’accroche à l’aile

D’un moulin qui ne tourne plus Et l’on sent bouillonner le zèle

De Paris, moi je suis perclus.

Voici, beautés d’apothéose,

Merveilles du soleil levant,

Traînés par un jument rose

Des choux bleus et des coucous blancs.

La fontaine laborieuse

Redit, inutile leçon,

Une chanson d’esclave heureuse

Au ruisseau libre et vagabond.

On ouvre et l’on ferme des portes

Et des mains lèvent des miroirs

Lourds de lumière, que m’importe

Si je suis parfumé de soir ?

La lune a bu toutes mes larmes ;

Partageant mon vin, des filous

M’ont laissé caresser leur armes ;

Ma nuit fut belle. Couchons-nous.

{André Salmon ~1881-1969}

Commentaires:

Une Réponse à “(P) L’Aube Rue Saint-Vincent (André Salmon) :”

  1. jaclyn
    jaclyn écrit:

    whaou!!! c’est bien!!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Une secrétaire en péril (Episode 40: Autour du monde)

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