Paul Cézanne
Soleil tringle de fer
.
Soleil cuivre
Soleil clairon de verre
Soleil filtre
.
L’étroite ruelle s’imbibait de plaisir
__________
Le silence bêle comme une troupe de ponts
au fleuve évanescent où se meuvent mes doigts
.
Le sang triste à l’azur professe sans façon
le cri lourd des enfants blessés et des aubes
.
Quand les larmes du ciel s’écoulent de tes yeux
__________
Comme une lame en coin dans la ville
la rue
espace où meurent les filles
sous la couverture laineuse du ciel
en djellabah
là bas
très loin parmi la Seine boueuse
__________
Je marche au long du quai
engrossé de bois verdâtres
La Seine vire au sang
Un bateau-mouche descend
paisible et lent comme un pâtre
des Alpes du Valais
{Jean-Marie Louton, Impressions de Paris et d’ailleurs, 2003}








Une Réponse à “(P) Quatre poèmes (Jean-Marie Louton) :”
1 mai, 2012 à 14:50
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